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Venezuela sous le feu : quand l’impérialisme américain relance la guerre pour le pétrole et l’hégémonie

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La catastrophe redoutée est devenue réalité. Les États-Unis ont lancé une offensive militaire d’ampleur contre le Venezuela, ciblant les aéroports, les ports de Caracas, les systèmes de défense aérienne et les centres névralgiques du pouvoir.

Des frappes massives qui marquent une escalade historique dans les Amériques. Face à cette agression, le président colombien a immédiatement appelé la communauté internationale à intervenir pour stopper la guerre.

Pour justifier cette attaque, Washington a recyclé une vieille recette : le mensonge. Donald Trump accuse le Venezuela d’inonder les États-Unis de cocaïne et de fentanyl. Or, toutes les données officielles — y compris celles de la DEA et de l’ONU — contredisent cette version. Le fentanyl provient essentiellement de Chine et transite majoritairement par le Mexique. Quant à la cocaïne, elle arrive principalement de Colombie, du Pérou et de Bolivie. La part du Venezuela dans ce trafic ne dépasse pas 5 à 12 %. Une fiction politique, transformée en vérité médiatique, puis en casus belli.

Sur cette base mensongère, les États-Unis ont déployé une force militaire sans précédent : près de 15 000 soldats, dont 5 000 embarqués sur le plus grand porte-avions du monde, le Gerald Ford, la réactivation de bases militaires à Porto Rico, une douzaine de navires de guerre déployés dans les Caraïbes, un blocus aérien total et des systèmes de brouillage paralysant les communications. L’objectif est clair : renverser le président Nicolás Maduro.

Comme en Irak hier, la guerre d’aujourd’hui a un nom : le pétrole. Le Venezuela possède près de 303 milliards de barils, la plus grande réserve mondiale de brut lourd, indispensable à l’industrie américaine. Mais l’enjeu ne se limite pas à l’énergie. Washington refuse catégoriquement toute présence stratégique de la Chine et de la Russie en Amérique latine. Sa nouvelle doctrine de sécurité nationale désigne l’ensemble de l’hémisphère occidental — Amérique du Nord, centrale et du Sud — comme zone d’intérêt vital exclusif.

Dans ce jeu cynique des grandes puissances, la Russie est implicitement sommée de choisir : l’Ukraine pour Moscou, le Venezuela pour Washington. Entre ces blocs, des pays entiers paient le prix du « combat des éléphants ». Le Venezuela, désormais en état d’urgence et de mobilisation générale, se retrouve seul face à une machine militaire dont le budget annuel dépasse les 800 milliards de dollars.

C’est la première guerre que le Venezuela affronte depuis un siècle. Isolé, sans véritable soutien régional, et privé d’un appui massif de la Chine ou de la Russie par crainte d’une escalade globale, le pays résiste avec des moyens limités. Les États-Unis misent sur une guerre aérienne dévastatrice, calquée sur les scénarios irakiens de 1991 et 2003 : décapiter le pouvoir, semer le chaos, puis imposer des élites politiques et militaires acquises à Washington.

Si la structure interne de l’État vénézuélien tient, ce plan pourrait échouer. Mais l’administration Trump ne s’engage pas dans une telle guerre sans chercher une victoire écrasante, destinée à servir d’exemple à toute l’Amérique latine.

Le crime du Venezuela ? Avoir résisté. Avoir refusé le coup d’État de 2002 contre Hugo Chávez. Avoir mené une politique sociale en faveur des plus pauvres. Avoir nationalisé son pétrole et refusé d’ouvrir ses champs géants à ExxonMobil et ConocoPhillips. Avoir dit non à l’alignement, et oui à une souveraineté populaire.

Après les échecs des tentatives de déstabilisation — coups d’État avortés, opposition instrumentalisée, mise à prix du président — il ne restait plus qu’une option : la guerre directe. Une guerre qui rappelle tragiquement l’Irak d’il y a vingt-deux ans, avec les mêmes mensonges, la même arrogance et la même brutalité.

C’est cela, l’Amérique impériale : une puissance qui bombarde les peuples pour défendre ses intérêts, et écrase toute nation qui ose préserver son indépendance.

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