Paul Birdsong : entre héritage révolutionnaire et renaissance controversée des Black Panthers
Quand les rues de Philadelphie ont vu surgir des militants armés en janvier 2026, portant bérets et blousons noirs, beaucoup ont d’abord cru à une mise en scène. Pourtant, l’homme qui a émergé au centre de ce mouvement s’appelle Paul Birdsong — un activiste afro-américain déterminé à ranimer une tradition d’auto-défense populaire dans un pays secoué par des violences d’État et l’escalade sécuritaire.
Un activiste au centre de l’attention
Paul Birdsong (né le 29 septembre 1986) est un militant et organisateur communautaire américain qui se présente comme « chairman » (président) d’une organisation contemporaine appelée Black Panther Party for Self-Defense, basée surtout à Philadelphie.
Son groupe affirme vouloir reprendre la tradition des Black Panthers des années 1960 — non seulement en affichant une présence armée légale dans des contextes de protestation, mais aussi à travers des programmes sociaux comme la distribution de nourriture, de vêtements ou de fournitures scolaires dans les quartiers populaires.
Ce qu’il revendique
Birdsong et son organisation se réclament de ce qu’ils appellent la « tradition de survie du peuple » des Panthers historiques — c’est-à-dire une combinaison d’auto-défense communautaire et de solidarité sociale.
Dans les médias, Birdsong a déclaré de façon provocante que si ses membres avaient été présents lors du tournant tragique de Minneapolis le 7 janvier, l’incident n’aurait jamais dégénéré : « Not a single person would have gotten touched. » — « Personne n’aurait été touché » s’ils avaient été là.
Il appelle aussi à l’abolition de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) et à la remise en question de l’autorité fédérale, affirmant que ceux qui servent le public devraient craindre le public, et que ses partisans doivent s’armer paramilitairement si nécessaire.

Un mouvement inspiré par l’histoire, mais contesté
Bien que Birdsong et son groupe s’inspirent ouvertement du Parti des Black Panthers fondé par Huey P. Newton et Bobby Seale en 1966, des historiens et membres de la famille Newton contestent cette filiation.
Myesha Newton, nièce de Huey, a publiquement menacé de poursuites contre l’utilisation du nom Black Panther Party, qualifiant cette réapparition de « fake » et une déformation de l’héritage.
Birdsong, de son côté, organise des rencontres publiques avec des « anciens Panthers » qu’il présente comme ses mentors pour tenter de légitimer la démarche.

Conclusion — un leader dans l’œil du cyclone
Paul Birdsong est plus qu’un simple militant local : il est devenu en quelques semaines l’un des visages les plus visibles de la nouvelle confrontation entre communautés et appareil sécuritaire américain. Son style, mêlant défi frontal aux autorités et programmes sociaux inspirés des années 60, fait de lui un personnage central pour comprendre la recomposition du militantisme noir aux États-Unis en 2026.




