La chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis a condamné, ce jeudi, l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani à une peine d’un an et six mois de prison, dans une affaire liée à des déclarations médiatiques concernant les migrants subsahariens en Tunisie.
Cette décision intervient alors que l’intéressée venait tout juste de recouvrer la liberté. En effet, la ministre de la Justice avait signé, le 27 novembre 2025, une décision de libération conditionnelle, mettant fin à sa détention après environ un an et demi de prison.
Selon une source citée par l’agence TAP, l’arrêté prévoyait une remise en liberté immédiate.
Pour rappel, en première instance, le tribunal avait condamné Sonia Dahmani à deux ans de prison. La défense avait interjeté appel de ce jugement.
Par ailleurs, Sonia Dahmani fait face à plusieurs autres poursuites liées au décret 54, en rapport avec ses prises de position sur le racisme, la migration, le fonctionnement de la justice et les conditions de détention.
Cette succession de décisions judiciaires intervient dans un contexte de forte sensibilité autour des questions de liberté d’expression en Tunisie, et suscite de nombreuses réactions dans les milieux juridiques et médiatiques.




