Culture

Festival de Carthage 2026 : Nordo enflamme l’Amphithéâtre avec un spectacle total entre émotion, danse et grands succès

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Pour sa quatrième soirée, la 60ᵉ édition du Festival International de Carthage a accueilli, mardi soir, l’artiste tunisien Nordo, de retour sur la scène du Théâtre romain trois ans après sa première apparition. Devant un amphithéâtre presque comble, le chanteur a offert un spectacle ambitieux mêlant musique, chorégraphies, scénographie et émotions, en compagnie de l’Orchestre National Tunisien dirigé par Youssef Belheni.

Nordo, un show époustouflant

Dès l’ouverture avec « Arbouch », Nordo a donné le ton grâce à une entrée en scène spectaculaire, entouré de danseurs et porté par une mise en scène dynamique. Très vite, le public, venu en nombre, a repris ses chansons en chœur, transformant le concert en une véritable communion entre l’artiste et ses fans.

Visiblement touché par cet accueil, Nordo a déclaré : « Je vous aime. Je suis venu pour vous. Je suis heureux. » Une déclaration chaleureusement applaudie avant d’enchaîner plusieurs de ses plus grands succès, dont « Trabit », « Ena W Lil », « Ghariba » et « Ya Denya ».

L’un des moments les plus marquants de la soirée est intervenu lors de l’interprétation de « Mama ». Accompagnée d’une chorégraphie émouvante, la chanson a pris une dimension encore plus personnelle lorsque Nordo a confié au public : « Ma mère est présente, mon père aussi. Je suis très heureux. » Une séquence saluée par une longue ovation.

Le concert s’est également distingué par plusieurs collaborations internationales. L’artiste égyptien Ahmed Zaeem a rejoint Nordo pour interpréter « Ya Araf », avant que la chanteuse Rahma Mohsen ne monte sur scène pour chanter « Ser Wajaana » (The Secret of Our Pain). Sorti en mai 2026, ce duo connaît un immense succès avec plus de 23,5 millions de vues sur YouTube, et a été accueilli avec enthousiasme par le public de Carthage.

Au-delà de son répertoire, Nordo a proposé une véritable création scénique où musique, danse et arts visuels se sont constamment entremêlés. Chorégraphies, tableaux visuels, effets lumineux et interactions avec le public ont donné naissance à un spectacle vivant et immersif.

La direction musicale de Youssef Belheni a également apporté une nouvelle dimension aux chansons de l’artiste grâce à des arrangements inédits mêlant influences flamenco, rythmes de la dabka, sonorités stambeli, musique gnawa et inspirations afro.

Avec cette deuxième prestation au Festival International de Carthage, Nordo confirme sa montée en puissance sur la scène tunisienne. En proposant un spectacle complet, où l’émotion se conjugue à une mise en scène ambitieuse et à une riche diversité musicale, il signe l’une des soirées les plus marquantes de cette 60ᵉ édition.

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