Culture

Festival International de Carthage : une soirée en hommage à la République et au patrimoine tunisien

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La septième soirée de la 60ᵉ édition du Festival International de Carthage a revêtu une dimension toute particulière en célébrant la Fête de la République à travers un grand concert de l’Orchestre National Tunisien, dirigé par le maestro Youssef Belhani, en présence de Madame Amina Srarfi, ministre des Affaires culturelles.

Réunissant sur une même scène des artistes de plusieurs générations, cette création musicale a rendu hommage à la richesse du patrimoine tunisien dans une atmosphère de partage, où le public est venu célébrer à la fois la musique, la République et l’identité nationale.

La soirée s’est ouverte sur un moment particulièrement symbolique avec l’annonce officielle de l’inscription du village de Sidi Bou Saïd sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Une vidéo projetée sur les écrans de l’amphithéâtre a rappelé cette reconnaissance historique, proclamée lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial réunie à Busan, en Corée du Sud. Cette distinction consacre Sidi Bou Saïd comme un « centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée ».

Le concert a ensuite débuté avec « Bledi », une œuvre chorale interprétée spécialement à l’occasion de la Fête de la République. Portée par les voix de la chorale de l’Orchestre National Tunisien, cette ouverture a donné le ton d’une soirée placée sous le signe de l’amour de la patrie et de la valorisation du patrimoine musical tunisien.

Première artiste à monter sur scène, Alia Belaid a offert au public deux de ses chansons les plus appréciées, « La Taazem » et « Nesmet Chehla », reprises en chœur par des spectateurs conquis.

La nouvelle génération était ensuite représentée par Molka Cherni, qui a revisité plusieurs grands classiques de la chanson tunisienne en interprétant « Ah Ya Khalila » de Saliha, ainsi que « Galou Zini Aamel Hala » et « Ali Jara » d’Oulaya.

Chahrazed Hlel a, à son tour, fait vibrer l’amphithéâtre grâce à la puissance de sa voix avec « Ya Hasra Alik », « Lamouni Ennes » et « Khallina Shab », confirmant une nouvelle fois son statut parmi les grandes voix de la scène tunisienne.

Très attendu par le public, Ghazi Ayadi a enchaîné les succès avec « Baatereflek », « Habit Zamani », puis « Al Ain », « Soltana » et « Lilet Zine », installant une ambiance festive où les spectateurs ont accompagné chacune de ses interprétations.

La soirée s’est poursuivie avec Mariem Noureddine, qui a proposé un répertoire mêlant créations contemporaines et grands classiques, avec « Dai Dai », « Ghali », « Maandi Wali » de Saliha et « Halili Way » de Soulef, illustrant la diversité et la richesse du patrimoine musical tunisien.

Le concert s’est conclu avec Sofien Zaidi, qui a interprété « Khamsa Snin » avant de transformer l’amphithéâtre en une immense chorale populaire grâce à un medley « Laktab » réunissant plusieurs chansons emblématiques du répertoire tunisien. Le public, reprenant chaque refrain à l’unisson, a offert une fin de soirée chaleureuse et pleine d’émotion à ce spectacle dédié à la République, au patrimoine et à la mémoire collective de la Tunisie.

Crédits Photo Couverture: ©Baha Ben Thabet / ROOTS TV 2026

et Photos du service Presse du Festival International de Carthage

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