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Zied Dabbar élu vice-président de la Fédération internationale des journalistes

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une première historique pour la Tunisie sur fond de pressions contre la liberté d’expression

Le 6 mai 2026 marque une étape importante pour la presse tunisienne. À l’occasion du congrès de la Fédération internationale des journalistes tenu à Paris du 4 au 7 mai, le président du Syndicat national des journalistes tunisiens, Zied Dabbar, a été élu vice-président de l’organisation.

Une première historique pour la Tunisie, qui accède pour la toute première fois à un poste de cette envergure au sein de cette instance représentant plus de 600 000 journalistes à travers le monde.

Mais cette reconnaissance internationale intervient dans un contexte national particulièrement préoccupant.

Aujourd’hui encore, des journalistes tunisiens sont privés de liberté, à l’instar de Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies et Zied El Heni, dont les cas continuent de susciter inquiétude et mobilisation au sein de la profession. Parallèlement, plusieurs structures professionnelles et associatives, à l’instar de NAWAAT et INKYFADA, font face à des pressions croissantes : intimidations, entraves administratives, menaces de fermeture ou de suspension d’activités

Des organisations historiques de la société civile, telles que l’Association tunisienne des femmes démocrates, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux, la Ligue tunisienne des droits de l’homme ou encore Avocats sans frontières, ont également été visées par des mesures ou des menaces remettant en question la pérennité de leurs actions.

Dans ce climat, l’élection de Zied Dabbar prend une dimension particulière.

Elle ne représente pas seulement une avancée diplomatique ou professionnelle : elle agit comme un rappel fort que, malgré les tentatives de restriction de l’espace civique et médiatique, les journalistes tunisiens continuent de résister.

Sur le terrain, ils persistent à informer, à enquêter et à témoigner — souvent dans des conditions difficiles, parfois au prix de leur liberté.

Cette nomination apparaît ainsi comme une reconnaissance internationale d’un combat collectif : celui pour une presse libre, indépendante et responsable.

Elle offre également à la Tunisie une tribune importante pour porter, au niveau international, les enjeux cruciaux liés à la liberté d’expression et à la protection des journalistes.

Pour le Syndicat national des journalistes tunisiens, ce succès dépasse le symbole. Il constitue un levier pour renforcer le plaidoyer en faveur des libertés fondamentales, dans un moment où celles-ci sont plus que jamais mises à l’épreuve.

ROOTS TV salue cette avancée historique, tout en rappelant que la reconnaissance internationale ne saurait faire oublier les réalités nationales.

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