Human Rights

Tunisie : au 30e jour de grève de la faim, Wael Naouar au bord de la mort

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Tunis — 14 septembre 2026.
Après une visite à la prison, le président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), Bassem Trifi, lance une nouvelle alerte sur l’état de santé de Wael Naouar, engagé dans son 30e jour de grève de la faim.

Dans un témoignage publié aujourd’hui, Bassem Trifi affirme avoir trouvé Wael Naouar dans un état de santé extrêmement dégradé, parlant d’une situation « au bord de la mort ».

Selon le président de la LTDH, Wael Naouar aurait perdu 21 kilogrammes depuis le début de sa grève de la faim. Il serait dans un état de quasi-évanouissement permanent, souffrirait de douleurs dans tout le corps et éprouverait désormais des difficultés à parler et à marcher.

« Il est au bord de la mort, mais il résiste »

Bassem Trifi indique avoir transmis à Wael Naouar l’appel lancé par trois organisations — la LTDH, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et des représentants des avocats — lui demandant de mettre fin à sa grève de la faim.

Wael Naouar remercie, selon Trifi, les organisations, amis, camarades et militants qui le soutiennent, mais affirme rester déterminé à poursuivre son mouvement jusqu’à ce qu’il soit mis fin, selon ses termes, à « l’injustice » dont lui et ses camarades seraient victimes et à ce qu’il qualifie de « mascarade ».

Ghassan Henchiri : 10 kilos perdus en cinq jours

Bassem Trifi rapporte également avoir rendu visite à Ghassan Henchiri, lui aussi en grève de la faim.

Selon son témoignage, Ghassan Henchiri aurait déjà perdu 10 kilogrammes en cinq jours de grève et reste lui aussi déterminé à poursuivre son mouvement jusqu’à la levée de ce qu’il considère comme une injustice visant sa personne et ses camarades.

Le témoignage de Bassem Trifi intervient alors que les conditions de détention et la situation des personnes détenues dans le cadre de différentes affaires politiques et militantes suscitent des inquiétudes croissantes parmi les organisations de défense des droits humains et de la société civile tunisienne.

« Nous refusons de signer la mascarade de notre arrestation »

Bassem Trifi rapporte enfin qu’au moment de la signature de la prolongation de leur détention préventive, des militants de la Flottille de la Soumoud et de la Palestine ont refusé de signer le procès-verbal, déclarant :

« Nous refusons de signer la mascarade de notre arrestation. »

Pour ROOTS TV, la dégradation rapide de l’état de santé de personnes engagées dans une grève de la faim constitue une situation d’une gravité particulière.

Lorsque la vie d’un détenu est en danger, l’urgence doit primer sur toute autre considération.

ROOTS TV appelle à la transparence sur l’état de santé des grévistes de la faim, à l’accès effectif aux soins et au respect de leur intégrité physique et de leurs droits fondamentaux.

Une vie humaine ne peut attendre.

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