La sixième soirée de la 60ᵉ édition du Festival International de Carthage a été illuminée par la présence de la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, figure emblématique de la musique africaine et artiste de renommée mondiale. Face à un amphithéâtre comble, elle a offert un concert intense où les rythmes africains se sont harmonieusement mêlés au jazz, à la soul, au funk, aux sonorités latines et aux musiques du monde.

Cette prestation marquait le retour de l’artiste en Tunisie, quatre ans après son passage lors du Sommet de la Francophonie organisé à Djerba en 2022.
Avec plus de quarante années de carrière, dix-huit albums et plusieurs distinctions internationales, Angélique Kidjo a livré un spectacle à son image : généreux, énergique et profondément enraciné dans les cultures africaines. À travers une performance puissante, elle a célébré la richesse du continent tout en portant un message universel de paix, de solidarité et d’humanisme.
Accueillie par les applaudissements du public, l’artiste est apparue sur scène avec son sourire légendaire et ses costumes aux couleurs éclatantes. Avant d’entamer le concert, elle a lancé un vibrant : « Vive l’Afrique, vive l’humanité ! », donnant immédiatement le ton d’une soirée placée sous le signe du partage.
Elle a ouvert le spectacle avec « Kukua », plongeant le public dans une ambiance festive et entraînante. Tout au long de la soirée, elle a interprété 23 chansons, alternant ses plus grands succès et plusieurs titres emblématiques de son riche répertoire.
Parmi les moments les plus marquants, « Super Woman » a rendu hommage aux femmes qui, partout dans le monde, luttent contre les injustices, les discriminations et toutes les formes d’oppression. Un message de force, de courage et de résilience qui a particulièrement ému les spectateurs.

Le public a également repris en chœur plusieurs classiques de l’artiste, notamment « You Can », « Ayé Kan », « Malaika » et « Oyaya », dans une atmosphère de communion rare entre la chanteuse et son auditoire.
L’interprétation de « Jerusalema », devenue un véritable phénomène musical international, a constitué l’un des sommets de la soirée, transformant l’amphithéâtre en une immense scène de fête.
Avec cette prestation magistrale, Angélique Kidjo a une nouvelle fois confirmé son statut d’ambassadrice de la musique africaine à travers le monde. Bien plus qu’un concert, cette soirée à Carthage s’est imposée comme une célébration de l’Afrique, de sa diversité culturelle et des valeurs de fraternité qui traversent l’œuvre de l’artiste.




